
Modeste Bahati Lukwebo, président national et autorité morale de l’AFDC-A, traverse des temps politiques tumultueux. Incontournable allié du président Félix Tshisekedi, le président du sénat est une figure centrale dans l’Union Sacrée pour la Nation en RD Congo.
Beaucoup feignent aujourd’hui d’ignorer son rôle crucial dans le basculement de l’alliance FCC-CACH vers cette nouvelle coalition au pouvoir. C’est son apport politique qui accorda une marge de manœuvre significative au président Félix Tshisekedi. Cependant, malgré cette contribution, des allégations de comportement contraire à l’éthique du professeur Mbata, premier vice-président de l’assemblée nationale et secrétaire permanent de l’USN à son encontre ont émergé, jetant ainsi une ombre sur certains de ses partenaires qui comploteraient contre son leadership.
Le professeur Mbata, identifié par sa voix dans un audio qui circule sur les réseaux sociaux, serait celui qui combattrait le professeur Bahati en interférant dans la nomination d’un juge à la Cour Constitutionnelle pour le compte du président du sénat, suscite un émoi pour deux raisons. La première, un supposé conflit au plus haut sommet du pouvoir législatif entre la vice-présidence de l’Assemblée nationale et la présidence du sénat.
La seconde, une jalousie maladive du secrétaire permanent de la coalition au pouvoir contre l’un des plus grands alliés du président Félix Tshisekedi. Ce qui pourrait remettre en question la confiance et la loyauté au sein de la coalition au moment d’entamer le second mandat présidentiel de Félix Tshisekedi. En effet, dans une collaboration politique, la transparence, la loyauté et le respect mutuel sont des piliers essentiels pour garantir une gouvernance efficace.
Pourtant, le parcours politique de Bahati plaide en sa faveur. Il a navigué avec intégrité à travers des régimes changeants et des périodes tumultueuses, demeurant fidèle à ses engagements. Son aptitude à unir et à discipliner son groupe politique est indéniable, faisant de lui un pilier de stabilité politique en RDC. Il est impératif que l’apport politique de Modeste Bahati Lukwebo soit reconnu à sa juste valeur.
Tout en étant critique si ses actions sont contraires à la loi, il est essentiel de reconnaître son influence, sa capacité à maintenir la cohésion au sein de son groupe politique, à diriger le sénat et à apporter un pôle de stabilité dans une coalition hétérogène. En fin de compte, son traitement devrait refléter à la fois ses contributions politiques et sa capacité à incarner la stabilité au sein d’une sphère politique souvent tumultueuse. Ceux qui misent sur la diminution de l’influence politique puis d’un hypothétique écartement des sphères du pouvoir du président Bahati Lukwebo se trompent lourdement.
On ne résiste pas aussi longtemps dans un marigot comme la scène politique congolaise si l’on n’est pas soi-même un mâle dominant. Modeste Bahati Lukwebo n’est pas un parvenu. C’est le Cassius congolais du Marineland Crocodile Park de Green Island en Australie. Pour information, il est détenteur de deux doctorats en économie appliquée. Le premier en finances et banque de l’université de Milan et le deuxième en comptabilité de la Bircham International University. Ce qui fît de lui déjà premier vice-président de la commission Finances, Banques et Monnaie de la Conférence Nationale Souveraine en 1991.
Patrick kabeya
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