En marge de la commémoration, ce 25 février, du quatrième anniversaire de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le deuxième vice-président du Sénat congolais, Modeste Bahati Lukwebo, a dressé un parallèle appuyé entre la guerre en Europe de l’Est et la situation sécuritaire persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Quatre ans après le déclenchement du conflit le 24 février 2022 par la Russie contre l’Ukraine, le sénateur congolais estime que la communauté internationale applique une lecture à géométrie variable du principe d’intangibilité des frontières et du respect de la souveraineté des États.

Selon lui, l’agression dont est victime la RDC dans sa partie orientale présente des similitudes avec la situation ukrainienne : violation de l’intégrité territoriale, implication de forces étrangères et instrumentalisation de groupes armés locaux.
« Deux poids, deux mesures »

Modeste Bahati Lukwebo a dénoncé ce qu’il considère comme un traitement différencié des crises internationales. Alors que l’Ukraine bénéficie d’un large soutien diplomatique, militaire et financier occidental, la RDC, confrontée depuis des décennies à l’instabilité et à la présence de groupes rebelles dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, peine à mobiliser une solidarité internationale d’ampleur comparable.
Il a rappelé que la paix durable passe par le respect strict des frontières héritées de la colonisation et reconnues par le droit international, appelant à une implication accrue des organisations régionales et des Nations unies.
Un appel à la cohérence internationale
Pour le vice-président du Sénat, la défense de la souveraineté ne doit pas être sélective. Il a plaidé pour une cohérence dans l’application du droit international, soulignant que la stabilité de l’Afrique centrale constitue également un enjeu mondial.

Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions régionales persistantes et de débats diplomatiques sur les responsabilités extérieures dans la déstabilisation de l’Est congolais.
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