Le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), Christian Bosembe, a créé la surprise en se prononçant contre toute révision de la Constitution dans le contexte politique actuel en République démocratique du Congo.
S’exprimant publiquement sur le débat autour d’un éventuel troisième mandat du président Félix Tshisekedi, Christian Bosembe a appelé au strict respect de la loi fondamentale.
« Il ne faut pas manquer de respect à cette Constitution dans la période que nous traversons ; nous devons la respecter à la lettre », a-t-il déclaré.
Le président du CSAC estime que la question du nombre de mandats ne constitue pas aujourd’hui la priorité pour le pays. Selon lui, l’essentiel réside davantage dans le bilan et les réalisations des dirigeants au pouvoir.
Pour illustrer son propos, il a cité les exemples du Cameroun et de la République du Congo, où certains chefs d’État sont restés longtemps au pouvoir sans pour autant transformer profondément leurs nations.
Christian Bosembe a également adressé une mise en garde à ceux qui militent pour un troisième mandat du chef de l’État. D’après lui, « ce sont les mêmes qui avaient induit Joseph Kabila en erreur ».
Dans un contexte marqué par de nombreuses tensions politiques et sécuritaires, cette prise de position inattendue relance le débat sur l’avenir institutionnel du pays et sur le respect des dispositions constitutionnelles en RDC.
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